Que ce soient ses scultpures, ses fresques ou ses peintures, un point commun est la grande tension qui les animent (les têtes tournées de côté sont très courantes). La grande polémique qui entourent ses sculptures, et ce dès son vivant, est leur niveau de finition. Seules, quelques unes seulement sont réellement finies (le David, les Pietae, le Tombeau des Médicis), les autres présentent des zones de finition très diverses. Certains ont voulu y voir un style d’autres un manque de constance dans l’éxécution. Plus prosaïquement, le maître a peut-être croulé sous une montagne de commande dont il gérait mal les délais. Relié à cette dernière remarque, Michel-Ange s’est souvent décrit comme très seul dans tout son travail et refusant de créer une école autour de lui. Dans les faits, il a dû très tôt s’associer à d’autres artistes ou artisans pour simplifier l’éxécution et en assurer les délais mais il s’est problablement brouillé avec les plupart de ces disciples à quelques exceptions près (son disciple biographe). C’est à la suite d’un incendie qu’on lui commande les fresques de la Chapelle Sixtine, malgré son inexpérience de la technique. Celle-ci furent réalisés en deux étapes. La première de 1508 à 1512 lui permet d’orner les côtés et le plafond de médaillons bibliques incluant la fameuse génèse (Dieu pointant son doigt vers Adam) tandis que la seconde de 1536 à 1541 est essentiellement consacrée au jugement dernier sur le mur derrière l’autel. Vers la fin de sa période romaine (1550 et après), il est de plus en plus appelé à des tâches d’architecture qui lui permettent de mettre en valeur ses qualité de visionnaire (Saint-Pierre, la place du Capitole, une bibliothèque). En peinture nous lui devons un héritage mitigé. Par exemple, la charactéristique commune de ses peintures et dessins sont ces personnages aux traits épais et aux pauses torturées. Ce style annonce hélas la période classique et sera repris ad nauseum dans les siècles suivants dans toutes les décorations officielles et ostentatoires.
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