Maximilien Ier de Habsbourg

(Wiener-Neustadt 1459-Wels 1519)
Archiduc d'Autriche, Roi des Romain (1486-1519), Empereur germanique(1493-1519)

    Fils de l'empereur Frédéric III, Maximilien fut élu roi de Germanie en 1486 à l'unanimité par les princes allemands et succéda à son père en 1493, mais il ne se fit jamais couronner par le pape. Il épousa en août 1477 Marie de Bourgogne, fille et unique héritière de Charles le Téméraire, faisant ainsi entre les Pays-Bas dans les possessions des Habsbourg, mais entre en rivalité avec le roi de France Louis XI puis de Charles VIII pour la succession de la Bourgogne. Il battit les français à Guinegatte le 17 août 1479 et régent des Pays-Bas au nom de Philippe le Beau (le futur père de Charles Quint), après la mort accidentelle de sa femme en 1482. La guerre avec la France cessa au traité d'Arras le 23 décembre 1482, qui accordait à Louis XI la Picardie et la Bourgogne ducale, tandis que Maximilien Ier conservait les Pays-Bas et la Franche-Comté.

    Il réussit à unir les maisons d'Autriche et d'Espagne, en mariant son fils Philippe le Beau avec Jeanne la Folle, héritière des Rois Catholiques en 1496, il négocia le mariage de ses petits-enfants avec les héritiers de Ladislas II Jagellon, qui devait faire passer aux Habsbourg les couronnes de Hongrie et de Bohême en 1526. Son second mariage avec Blanche Srorza, nièce de Ludovic le More l'impliqua dans les guerres d'Italie. D'abord allié à Louis XII et au pape Jules II contre Venise, il re retira de la coalition, pour lutter contre les ambitions françaises en Italie, mais ne put empêcher François Ier de prendre le Milanais en 1515. Il s'efforça de soumettre les Suisses mais fut battu partout et en particulier à la bataille de la Calva où il dut reconnaïtre l'indépendance des cantons au traité de Bâle en 1499.     En politique intérieur, il fut plus heureux, il mis en oeuvre une importante réforme administrative, il jeta les bases d'une centralisation moderne dans ses Etats, en créant en particulier un tribunal suprême de l'Empire, le Reichkammergericht en 1495 et une chambre aulique la Hoffkammer, dépendant directement de lui et chargée de l'administration des finances. Maximilier Ier divisa l'Allemagne en dix cercles, créa une armée permanente et fonda les universités de Vienne et d'Ingolstadt. Il réussit à augmenter les biens des Habsbourg en ajoutant l'héritage de son cousin du Tyrol, ainsi que les acquisitions obtenues à la suite de la guerre contre la Bavière et le Palatinat. Maximilien Ier surnommé le dernier chevalier, ne fut ni un grand homme de guerre, ni un très grand souverain, mais sa force fut sa politique matrimoniale. Mécène, il fut protecteur des humanistes comme Ulrich von Hutten et des peintres comme Dürer, auteur lui-même de poésies, de traités sur l'art militaire, d'horticulture et d'architecture, Maximilien Ier fut une personnalité complexe.

    Il fut le vrai fondateur de la puissance autrichienne et laissa à son petit-fils Charles Quint une succession grandiose, représentant plus de la moitié de l'Europe.


Texte écrit par C.H.
Retour à la page des souverains
Retour à la page de l'Empire germanique
Retour au sommaire principal