Il suit son oncle, cardinal à Rome, où il va passer de nombreuses années. Il y travaille aux "Regrets" et aux "Antiquités de Rome" écrits tous les deux en majorité en alexandrins. Preuve que même à Rome, du Bellay était au fait des avancées poétiques faites à Paris par ses complices. Bien que grand ami de Ronsard, il finit par dénoncer les conventions de style (Ronsard voulait, à une époque, imposer Pindare comme modèle) et développe une poésie originale, loin des sources classiques. Ses deux oeuvres romaines résonnent de la plainte de l'éxilé et d'une certaine ironie face à une Rome décadante et éloignée de son modéle antique.
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